Mercredi 29/08 20h40 : Décollage de Toulouse vers Paris Charles De Gaule, puis direction Johannesburg où nous avons rejoint la plupart des speedés français engagés sur la coupe du monde PKRA et ISA. Nous avons ensuite pris un avion jusqu’à Windhoek en Namibie.






Jeudi 30/08 21h : Après 5h30 de route en minibus à travers le désert namibien pour rejoindre Walvis Bay sur la côte atlantique, il nous restait encore un problème à régler, celui de trouver un logement à cette heure tardive.





Vendredi 31/08 : Comme tous les jours, le vent se lève en début d’après-midi. Ceci nous a permis d’effectuer une première reconnaissance du run dans un vent quelque peu léger mais nous laissant deviner le potentiel énorme des 500m parfaitement lisses qui longent un banc de sable en plein milieu de la baie. Durant nos runs d’essai, la brume a recouvert le spot, le vent s’affaiblissant au fur et à mesure. Ceci nous a valu un retour en catastrophe à la plage, dans les jardins de l’hôtel luxueux du coin pour Olivier, et au milieu des containers dans le port pour Pierre.






Samedi 01/09 :Après une petite visite dans le centre ville de Walvis Bay pour faire quelques courses, nous avons rejoint le spot en bateau avec nos boardbags afin de les y laisser pour la durée de l’épreuve. Nous en avons profité pour faire de nouveaux essais dans un vent plus fort. Ce coup-ci, quelques planchistes déjà présents, se sont mêlés aux kites. Pour l’instant, la cohabitation sur le spot se passe bien, mais cela risque de changer quand les 30 kiters et les 60 windsurfers seront tous ensemble sur ce run très carré qui ne demande pas beaucoup d’effort pour remonter jusqu’à la porte d’entrée. Après quelques bonnes heures de speed sur le miroir que nous offre ce spot, nous plions notre matériel en vue de rentrer avec le bateau qui sert de navette entre la plage et le spot en pleine mer. Alors que tout le monde plie, Catman s’en va à l’eau avec le matériel de Manu Taub et nous gratifie d’une superbe chute qui se termine par quelques loops d’aile et un largage. Manu se précipite à l’eau voyant que Sebastien Cattelan n’arrive pas à revenir seul jusqu’au bord. Le courant est très fort, Catman, s’éloigne de plus en plus, et Manu reste impuissant au milieu des méduses. Un phoque vient jouer le trouble-fait entre les deux compères. Finalement, un petite embarcation présente pour tourner quelques images sur le run, ramène Catman jusqu’à la plage. Celui-ci saigne abondamment du tibia, ce qui, après coup, nous a rappelé que des requins nagent dans la baie. Toujours en train d’attendre la navette de retour, la nuit commence à tomber et le froid se fait de plus en plus sentir dans nos combis humides. Nous sommes huit à attendre ce bateau qui se fait de plus en plus improbable. Tout le team Dabens (Catman, Jérôme Bila, Olivier Mouragues et Pierre Boned), Marc-Antoine Martin, Manu Taub, Maxime Richard, et un planchiste, Antoine Albeau. Les flamants roses et les pélicans envahissent le spot. Déjà des idées de chasse pour le repas du soir envahissent nos têtes. Catman a beau essayer d’appeler son compère sud-africain Taro, celui-ci ne répond pas. Ce n’est que beaucoup plus tard que ce dernier nous rappelle, et nous envoie finalement le bateau qui nous ramènera transis de froid jusqu’au Yacht Club. Du coup, nous avons manqué les inscriptions et la cérémonie d’ouverture de la compétition, mais pas les coups à boire que nous a offerts le pilote du bateau, pour se faire pardonner, dans la boite de nuit glauque du coin.





Dimanche 02/09 : Réveillés en catastrophe par un coup de téléphone d’Alex Caizergues, nous avons failli louper les dernières chances de s’inscrire à cause du changement d’heure dont nous n’étions pas au courant. Premier briefing à 10h regroupant les planchistes et les kitesurfers. Alors que la course n’a pas encore commencé, beaucoup de planchistes se posent des questions sur la cohabitation avec les kites sur le run, et nous montrent déjà un peu d’animosité. Dans l’après-midi devait être organisé une « funny race », car il était impossible de lancer la course à cause du transfert des énormes boardbags des planchistes de la plage au spot. Malheureusement, le vent s’est levé tard et seuls quelques kiters ont participés à cette course de réglage.




Olivier Mouragues et Pierre Boned